Thomas Mailaender

Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore. Rater mieux.
Galerie Bertrand Grimont / Dossier de presse
18 janvier 2014







Anne Le Mée

Eosphères (pdf)
Site de l’artiste
10 juin 2013

Imaginons une goutte d’eau, une simple goutte d’eau en suspens, à l’instant même de sa chute. Le moment est crucial. Après tout, cette goutte pourrait tout aussi bien ne pas tomber et retourner d’où elle vient. Après quelques hésitations, la goutte succombe à la gravité et tombe. Elle ne s’écrase au sol ni ne coule sur une joue, elle tombe dans l’eau et offre alors le spectacle de son impact tout particulier. Au contact de la surface, elle creuse d’abord une cuvette d’où se diffusent des ondes circulaires. Puis une sphère parfaite s’échappe de ce cratère et comme une balle rebondissante, prend son envol une dernière fois avant de disparaître, avalée de façon définitive. Le phénomène n’aura duré qu’une fraction de seconde et l’œil seul aura bien du mal à en percevoir les subtilités. Il faudra faire usage du film et de son séquençage image par image pour décomposer toutes les étapes du drame de la goutte d’eau en train de chuter.

Anne Le Mée entretient avec l’eau une histoire qui n’appartient qu’à elle. La présence de cet élément naturel traverse son travail de façon discrète ou frontale, sonore ou visuelle mais tout comme notre corps est composé d’eau sans que nous n’en ayons forcément conscience, l’eau – qu’elle soit nommée ou non – fait partie intégrante de ses œuvres. (…)







Alina Szapocznikow

Centre Pompidou
15 mai 2013

Les dessins d’Alina Szapocznikow s’inscrivent dans le processus créatif de la sculpture. Esquisses préparatoires ou étapes de projets, ses recherches se font l’écho des volumes à venir. Que les dessins aboutissent au final à leur transposition sous forme sculpturale importe peu, Alina Szapocznikow dessine en trois dimensions. Chaque forme a une masse, chaque ligne structure l’espace. Les forces en jeu sont celles du corps : ici une jambe, un appui ; là des bras qui cherchent l’équilibre. Très peu de repentir, la ligne claire impose sa netteté. Quelques monotypes, des encres denses complètent l’œuvre de toute une vie.

Entre la main qui trace et celle qui écrit, la distance est ténue. Du dessin à l’écriture il n’y a qu’un pas que le regard permet de franchir. À l’instar d’un livre, un dessin se lit. Il est une partition à déchiffrer, un paysage à arpenter. Le mouvement se crée en suivant les courbes et les brisures, en s’immergeant dans les vides et les pleins. La lecture est sans fin, toujours riche d’un nouveau voyage.







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